lundi 15 avril 2013

Sable blanc et cocotiers

Après le séjour "Robinson" sur Ko Tarutao, nous nous sommes rendus sur la petite île voisine de Ko Lipe, rendue célèbre pour ses plages étincelantes qui font mal aux yeux et ses eaux qui réinventent la couleur bleu… Bon, ce n’est plus sauvage, c’est le moins que l’on puisse dire, mais c’est toujours loin du gâchis de Ko Phi Phi, et l’on y trouve toujours des coins merveilleux loin de l’agitation touristique. Et si on ne peut lui enlever une chose, c’est la beauté de ses côtes.


 
En chemin pour Ko Lipe, arrêt sur une toute petite île déserte. Ça annonce la couleur…


Première baignade sur Ko Lipe, Célian à fond.


Le lagon devant la guest à marée haute.






Vue de l’autre sens : la plage de la guest.


Il fait trop chaud, on se met un peu à l’ombre !

 
Nous nous sommes donc dégotés une guest sympa pas si chère pour cette île, un peu à l’écart, vers le nord et ses plages plus tranquilles. Les chambres sont disposées le long d’un chemin fleuri donnant directement sur le lagon, véritable aquarium à ciel ouvert.


La chambre


On en sort…


Et au bout du chemin…


Le lagon





A marée basse ce lagon s’offre à nous et nous pouvons y déambuler l’eau pas plus haut que les hanches, slalomant sur le sable blanc entre les poissons de toutes sortes et les patates de corail abritant une faune sous marine riche et diversifiée. C’est incroyable ! Vers multi-branches de toutes les couleurs, anémones fluos refuges des poissons clowns (Océane et Célian sont aux anges devant tous ces némos juste sous leur nez !), étoiles de mers bleu électrique, bancs de poissons volants… On ne sait plus où donner de la tête. On n’avait jamais vu quelque chose d’aussi beau et si facilement accessible avec les enfants, qui s’en seront donnés à cœur joie tous les jours sans s’en lasser. Le tout dans une eau translucide à la chaleur tropicale, digne reflet de ce qui nous tourmente dans la journée : un petit 35 degrés à l’ombre. On ne peut pas tout avoir ! Nous entrons effectivement dans les mois les plus chauds du coin, et sans la clim, que l'on n’a jamais, il est difficile de s’endormir sans risquer de se noyer dans sa propre transpiration : lorsque la température baisse un tout petit peu le soir, laisser la fenêtre ouverte ne suffit pas à compenser les murs bouillants qui restituent sans pitié aucune la chaleur accumulée de la journée, et c’est l’étuve. Record de consommation d’eau : jusqu’à plus de dix litres d’eau bue à quatre avec les enfants dans la journée…


On se pose ici ?


Ou là ? Il fait un peu chaud quand même…


Ce sera là !


Des végétaux étranges poussent au milieu du sable.






Au nord de l’île, vue sur Ko Adang…


Et personne à part nous.



Un repos bien mérité.


Un banc de sable se découvre à marée basse.


L’eau est toujours aussi translucide.


Éblouie par le sable blanc : trop dur !


Nous avons donc passé une semaine de rêve, à s’émerveiller de nouveau tous les matins devant le paysage du petit déjeuner. Ce lagon…


On aime cet endroit…

Il restera dans notre cœur !

 
Les journées se déroulaient ainsi : lever pas trop tôt, déjeuner, promenade dans ou autour de l’île avec baignade, lunch, école, temps libre sur la plage, une heure de natation en parcourant l’aquarium de long en large quand le soleil tapait un peu moins, et brochettes locales le soir. 


Bureau de rêve



Poisson d’Avril ! Les enfants ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas de modèles.

L’école de l’île d’un côté...


Et de l’autre côté, juste devant, le terrain de hand.


La cour de récré


Malheureusement lorsqu’on décidera d’aller la visiter, juste deux jours avant de quitter l’île, l’école restera fermée. Et oui, en vacances depuis un long moment maintenant, on ne sait plus trop quand arrive le week-end. Tant pis pour nous ! On aurait quand bien travaillé ici une année. « Allez les gars, aujourd’hui on travaille la défense de zone cinq minutes, et après on va se baigner ! »


Nous avons fait une de nos plus belles journées snorkeling, avec plusieurs arrêts sur des sites encore une fois merveilleux, sur des d’îlots alentours. Notamment un arrêt sur un récif en pleine mer, avec des coraux fabuleux de toutes les formes et toutes les couleurs. C’était sportif : le courant était très fort (impossible de tenir même quelques secondes en nageant à contre courant) et pour permettre aux gens de rester sur place et d’y voir quelque chose, des cordes étaient tendues en un espèce de grand quadrillage à la surface. On pouvait se hisser jusqu’au point le plus en amont du courant, plonger à trois ou quatre mètres, et se laisser dériver sous l’eau à toute vitesse au milieu de coraux et des bancs de poissons dédaignant notre présence, tout occupés qu’ils étaient à lutter sans relâche pour rester sur place. Le seul souci, avec la vitesse que l’on prenait sous l’eau, était d’éviter de percuter les énormes patates de corail et de ressortir à temps pour attraper le dernier filin. L’eau y était moins claire qu’ailleurs car très riche en nutriments, mais du coup les poissons en étaient d’autant plus nombreux et de beaucoup plus grosse taille. Petit regret à cause de notre appareil photo qui n’est plus vraiment étanche : on n’a pas pu le mettre à l’eau plus de cinq minutes, juste le temps d’avoir deux trois photos quand même.


Vue sous-marine

Des coraux impressionnants


Méchants les oursins ! On ne sait pas s’ils nous voient, mais lorsqu’on s’approche de près, ils dirigent leurs épines vers nous…


Ceux-là vous les connaissez. Il y en avait partout ici.


Retour du trip snorkeling, Célian k-o, Océane fait la maman. Il dormira sur elle bien une demi-heure !


Les prémisses du retour à la réalité qui ne manquera pas d’être rude : nous avons dû faire nos demandes de réintégration à l’Éducation Nationale auprès des services académiques de Bordeaux. Les vœux de mutation sont pour très bientôt… Bon, on en reparlera une autre fois ! En attendant, nous quittons la Thaïlande sur ces magnifiques images de plages désertes gravées dans nos mémoires.


Pour le moment, on profite d’être ensemble. L’instant présent, il n’y a que ça de vrai.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire